Grand Prix de France Historique : Compte rendu, Photos et Résultats

Textes de Jacques Furet – Photos de Michel Naquet, Bruno Bonizec & Jean Marie Biadatti

 

 

Le COMPTE RENDU :

 

Troisième du nom, le Grand Prix de France Historique rejoint cette année le circuit du Castellet, tout juste une semaine avant de laisser la place au GP de France F1. A évènement unique, plateau unique : le Challenge Formula Ford Historic et le Trophée Formule Ford Kent unissent leurs forces pour l’occasion sous un intitulé commun ; le plateau « Formula Ford 1600 ». Celui-ci est ouvert à toutes les Formule Ford d’avant 1993 et, comme cela avait déjà été le cas lors des précédents GP de France Historique, un petit contingent de F3 1000 cm3 se joint à elles. De quoi établir une liste d’engagés riche de 52 monoplaces !

 

 

Pour le reste, le décor planté a fière allure avec un circuit déjà mis aux couleurs du futur Grand Prix F1 et une météo bloquée sur le beau fixe pour l’ensemble du week-end.

 

Qualifs : la jeunesse au pouvoir

A l’heure d’entamer la traditionnelle séance d’essais qualificatifs, le vendredi en fin d’après-midi, 50 pilotes sont finalement confirmés.

Les malheureux Julien Chaffard-Pierre Sancinéa (Crosslé 16F) et Alain Vignes (Crosslé 32F) suite à des problèmes moteur lors des essais privés ne pourront même pas participer à ces qualifs, leurs week-end de course étant déjà terminés.

Au terme des vingt minutes de confrontation avec le chrono, la plus performante des Formule Ford n’est pas exactement celle que l’on attend. Au volant de cette Van Diemen RF91 du team Oldschool, Christopher Aimable est un surprenant « poleman ». Ce garçon de 19 ans qui venait de débuter en monoplace deux semaines plus tôt à Zandvoort relègue derrière lui une flopée de briscards de la discipline. Groupés en moins d’une seconde, suivent dans l’ordre, Xavier Michel (Van Diemen RF90), Arnaud Dousse (Van Diemen RF90), Nicolas Beloou (Van Diemen RF90) et « Nelson » (Van Diemen RF92). Excusez du peu !

 

 

Plus en retrait, François Belle se contente du sixième temps des Formule Ford à bord de son habituelle Lola T540E, mais il y a une bonne raison à cela : il pilote une « pré 82 » alors que tous ceux qui le précèdent sont aux commandes de monoplaces « pré 93 » bien plus récentes.

Dans sa catégorie, le Drômois distance d’ailleurs ses plus proches rivaux, les Suisses Augustin Sanjuan (Van Diemen RF80) et Christian Vaglio-Giors (Crosslé 32F), de plus d’une demie seconde.

A peine moins rapide que lui, l’Anglais Alex Ames (Reynard 89FF) signe la meilleure performance des « pré 90 » devant Michel Kozyreff (Reynard 88FF), co-organisateur du plateau avec Régis Prévost, et Maxime Mironneau (Van Diemen RF85).

 

 

Enfin, le Belge Eric Lecluse (Lotus 69F) affirme déjà ses prétentions en « pré 74 », loin devant Frédéric Bourdat (Van Diemen FA73) et Austin Widmer (Lotus 61).

 

 

Des sept pilotes de F3 venus se glisser dans cet imposant peloton de Formule Ford, Geoffroy Rivet est déjà à son meilleur niveau au volant de sa March 701 de 1970. Il s’élancera de la première ligne aux côtés de Christopher Aimable. Toutes catégories confondues, Christoph Widmer (Brabham BT18A) et Roland Fischer (Tecno 69) figurent également dans le top 10.

 

Course 1 : une bataille écourtée

La course 1 programmée le samedi matin en ouverture de piste, les pilotes de Formule Ford ont ainsi le privilège d’inaugurer la longue liste des compétitions de ce GP de France historique.

 

 

En détenteur de la pole qui se respecte, Christopher Aimable fait immédiatement preuve d’une belle maturité en bouclant le premier tour en tête au nez des Xavier Michel, Geoffroy Rivet, Nicolas Beloou, Arnaud Dousse, François Belle et consorts. Le « p’tit nouveau » n’a décidément peur de rien !

Pour « Nelson » c’est déjà le naufrage, tandis qu’après une courte incursion de la voiture de sécurité, la hiérarchie du départ commence à s’inscrire dans la durée. Il faut attendre le cinquième passage pour la voir évoluer au niveau du wagon de tête avec les deux places perdues par Nicolas Beloou au profit d’Arnaud Dousse et de François Belle.

Tous évoluent encore en formation serrée, mais une F3 en perdition entraîne à ce stade le retour en piste de la Safety Car. De là, un contact entre Eric Lukes (Van Diemen RF81) et Eric Lecluse envenime la situation et la Direction de course finit par imposer la sortie des drapeaux rouges, synonyme de fin prématurée de la course.

 

 

Comme il est de règle dans ce cas, le classement final est entériné en fonction des positions au passage précédent. Christopher Aimable s’offre ainsi sa première victoire de pilote automobile devant Xavier Michel, Geoffroy Rivet, Arnaud Dousse et François Belle, vainqueur en « pré 82 » devant Gislain Genecand (Crosslé 25F), auteur d’une solide remontée, et Christian Vaglio-Giors.

En « pré 90 », Alex Ames confirme son aisance des qualifs en s’imposant à Michel Kozyreff, Maxime Mironneau et le reste des troupes.

 

 

Eric Lecluse au tapis, Frédéric Bourdat signe la bonne opération en « pré 74 », une catégorie où Régis Prévost (Mc Namara FCA Mk3) et Michel Dupont (Dulon DL4) viennent le rejoindre sur le podium.

 

 

Cinquième malgré de persistantes coupures moteur, Valentin Simonet (Lotus 69 affrétée par Classic Racing School) se déclare ravi de l’expérience. Le pilote-essayeur d’Autohebdo est là pour une séquence immersion dans le petit monde de la Formule Ford Historique. Il la racontera prochainement dans les pages de l’hebdomadaire en question.

 

 

Enfin, Geoffroy Rivet pratiquement hors concours en F3, il revient à Roland Fischer et au vétéran Maurice Slotine (Merlyn Mk14) le soin de compléter le tiercé gagnant du jour.

 

 

Course 2 : Aimable, Beloou en duo de choc

Le lendemain en fin de matinée, les Formule Ford sont à nouveau en piste à l’annonce du match retour. Depuis l’arrivée de la course 1 certains ne sont pas restés inactifs, à l’image de Gislain Genecand, engagé sur le plateau des Masters F1 avec une improbable Surtees V8 de F5000. De leur côté, adeptes des cadences infernales, Xavier Michel, Christian Vaglio-Giors et Nelson  sont au départ seulement quelques minutes après avoir franchi l’arrivée de la course précédente en F3/Formule Renault Classic !

Le même Xavier Michel boucle son premier tour dans le sillage de Christopher Aimable et Nicolas Beloou, puis la domination de ce duo s’affirme rapidement. Tour à tour leaders, les deux hommes franchissent la mi-course avec déjà près de quatre secondes de bonus sur le Britannique Alex Ames, tandis qu’Arnaud Dousse suit à plus de cinq secondes.

 

 

Dès lors, il est clair que la victoire se jouera entre le Manceau et son jeune challenger. Suit une superbe bataille qui trouve sa conclusion dans le dernier tour. Un tour record pour Christopher Aimable, finalement vainqueur à l’arrachée pour 4/10 de seconde.

La lutte pour les places d’honneur n’est pas moins animée. Un moment précédé par Geoffroy Rivet, Alex Ames récupère son bien à l’approche de l’arrivée, alors que Xavier Michel, en redoutable finisseur, parvient à s’intercaler entre eux dans le dernier tour.

Arnaud Dousse complète le top 6 au général, juste devant Gislain Genecand et François Belle, les incontestables patrons de la catégorie « pré 82 » dont Didier Colombat (Van Diemen RF80) est le troisième homme du jour. Suivent Augustin Sanjuan, Bernard Richard (Crosslé 30F) et Jean-Michel Ogier (Van Diemen RF80).

 

 

Naturellement, le « pré 90 » revient haut la main à Alex Ames, loin devant Maxime Mironneau et Daniel Janin (Rondeau M585) qui profitent des malheurs de Michel Kozyreff (moteur) pour gravir un rang en fin de course. Plus heureux, son compère opérateur Régis Prévost renoue avec la victoire en « pré 74 » pour avoir tenu Michel Dupont en respect jusqu’au bout ainsi que le jeune Austin Widmer, fils de Christoph Widmer (Lotus 61) malheureux avec sa Brabham F3, qui partira à la faute dans le dernier tour. Jean-Philippe Hérault (Van Diemen FA73) qui suivait à courte distance la bataille entre ces trois furieux hérite de la 3èmemarche du podium.

 

 

Reste la F3, où il revient cette fois à Roland Fischer et François Derossi (Chevron B17) le plaisir d’accompagner Geoffroy Rivet à l’instant de la cérémonie du podium.

 

 

Le Challenge Formula Ford Historic et le Trophée Formule Ford Kent vont maintenant reprendre leur indépendance, mais c’est un même rendez-vous de l’Historic Tour qui rassemblera leurs pilotes à Albi du 9 au 11 juillet…

 

Les PHOTOS :

 

Ambiance, paddock, pré-grille, pit lane (Michel Naquet)

Essais et courses (Michel Naquet)

Podiums (Michel Naquet)

Pit-lane (Bruno Bonizec)

Essais et courses (Bruno Bonizec & Jean Marie Biadatti)

Podiums (Bruno Bonizec)

 

Les RESULTATS :

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Pour tout savoir sur les résultats de ce Grand Prix de France Historique 2021, cliquez ICI

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