Historic Tour Nogaro 2020 : Compte rendu, Photos & Résultats


Textes de Jacques Furet – Photos de Guy Pawlak et Michel Naquet

 

 

Le COMPTE RENDU : 

 

François Belle ne lâche rien

Moins de deux semaines après le week-end passé au pied du Puy-de-Dôme, le Challenge Formula Ford Historic France pose son chapiteau dans le Gers, sur une commune connue de tous les passionnés de courses automobiles. A Nogaro, il fait bon vivre et surtout courir sur ce circuit Paul Armagnac où des générations entières de pilotes ont usé leurs pneus !

Parmi les 24 pilotes qui ont répondu présents pour cette nouvelle manche, deux attirent particulièrement l’attention : un garçon et une fille. Le premier, Dino Lunardi, est engagé à l’invitation de Bernard Lacour, un pilote qu’il coache et qui, pour l’occasion, lui prête sa Van Diemen RF77. Pilote pro, le Nîmois poursuit aujourd’hui sa carrière en LMP3 après avoir, entre autres faits de gloire, été champion d’Allemagne GT en 2011 et lauréat de l’ELMS dans sa catégorie quatre ans plus tard. Comme pour Jérôme Policand à Albi, c’est aussi pour lui un retour à la discipline de ses débuts (en 2003/2004), alors qu’il évoluait au sein du même team Sirius. Cette écurie confie également une Vaney FF72 à sa compagne, Charlotte Berton. Une Aveyronnaise qui possède elle aussi un solide palmarès pour avoir été lauréate de l’opération Rallye Jeunes (en même temps que Sébastien Ogier !), puis quatre fois championne de France des rallyes.

 

Qualifs : Génécand sans attendre

Le samedi, nos pilotes de Formule Ford sont les premiers à entrer en piste pour les habituels 25 mn d’essais qualificatifs. Sous un franc soleil, Gislain Genecand (Crosslé 25F) et Christian Vaglio-Giors (Crosslé 32F) ouvrent les hostilités. Après avoir obtenu le meilleur chrono à tours de rôle les deux Suisses s’installent durablement en haut du classement. Dans cet ordre, Gislain précède son équipier du team Palmyr de 314/1000 de seconde au bout de dix minutes de séance.

On ne le sait pas encore, mais personne n’améliora leurs temps au cours du quart d’heure suivant. Pourtant décidé à leur donner la réplique, François Belle (Lola T540E) parviendra bien à s’intercaler par deux fois entre eux, mais au prix de chronos qui seront aussitôt annulés par une Direction de course toujours aussi intransigeante sur le respect de la « route de course ».

Au terme des 25 mn, le pilote de la Drôme doit donc se satisfaire de la promesse de s’élancer de la deuxième ligne de la grille de départ aux côtés d’un certain Dino Lunardi. Trop tôt stoppé par un radiateur d’huile défaillant, l’invité vedette du jour pouvait peut-être prétendre mieux. On ne le sauva pas.

Cinquième temps, Xavier Michel (Crosslé 32F) précède pour sa part Eric Lukes (Van Diemen RF81), Alain Vignes (Van Diemen RF77) et le leader de la classe A, Stéphane Brunetti. Aux commandes de sa Merlyn MK20, celui-ci relègue, dans sa catégorie, Eric Lecluse (Lotus 69F) à 7/10, alors que Didier Mantz (Jomo JMR7) et Régis Prévost (McNamara FCA Mk3) sont à plus de deux secondes.

Dans l’impossibilité de prendre part à cette séance, Jean-Jacques Cantounat (Van Diemen RF80) en sera quitte pour prendre le départ de la course 1 depuis la dernière place.

 

Course 1 : Coup dur pour « Didou »

Le samedi, la course 1 du Challenge clôt une journée durant laquelle un certain retard a été pris sur le timing initial. La course s’en trouve ainsi réduite de 14 à 12 tours.

Le feu à peine passé au vert, le peloton s’élance de la pire des manières. Quelques contacts, tassements dès les premiers hectomètres et, au final, une violente sortie de piste pour Didier Mantz qui vient encastrer sa Jomo dans le mur de béton qui borde l’extérieur du virage de la Ferme. Notre malheureux « Didou » est dégagé de la carcasse de sa monoplace et évacué vers l’hôpital de Mont-de-Marsan, puis celui de Bayonne où il sera opéré d’une vertèbre fracturée dès le lendemain. On lui souhaite de tout cœur une prompte convalescence.

Et la course dans cela ? Un nouveau départ est donné, sans Xavier Harbon (Lotus 69), lui aussi victime d’un impressionnant envol lors de ce catastrophique premier départ. De son côté, le « poleman » Gislain Genecand loupe complètement son envol et boucle son premier tour à une lointaine neuvième place.

Premier leader, Christian Vaglio-Giors laisse rapidement l’avantage à François Belle qui atteint la mi-course en leader devant Dino Lunardi, Eric Lukes et Xavier Michel. Régis Prévost sort de la piste à l’aube du 3ème tour, suspension cassée suite à une rupture de rotule. Parti en tête-à-queue au bout de quatre tours, Vaglio-Giors est déjà hors-jeu faute d’avoir réussi à redémarrer sa monoplace.

Après une brève neutralisation, François Belle confirme sa domination, tandis que Gislain Genecand poursuit sa remontée. Déchainé, le Suisse dépasse successivement Xavier Michel et Eric Lukes et finit par subtiliser la deuxième place à Dino Lunardi dans le dernier tour pour franchir la ligne d’arrivée à seulement 2’’2 du vainqueur François Belle.

De son côté, « Nelson » (Van Diemen RF80) profite lui aussi du dernier tour pour prendre l’avantage sur Eric Lukes et se hisser de ce fait au cinquième rang, dans les roues de Xavier Michel. Derrière ces trois-là, en bagarre jusqu’au bout, les suivants terminent décrochés, emmenés par Jean-Jacques Deverly (Lola T540E) et Alain Vignes.

Stéphane Brunetti domine la classe A jusqu’à son abandon à quatre tours de l’arrivée. Cela fait le bonheur d’Eric Lecluse, qui impose sa Lotus 69 devant la Vaney de Charlotte Berton, déjà dans le coup pour sa première expérience en monoplace, et la Dulon LD4 de Michel Dupont. Pour l’Aveyronnaise, la joie sera pourtant de courte durée. Sa monoplace contrôlée en dessous du poids mini, elle est déclassée et offre du même coup à l’Espagnol Frederico Sanchez Bedoya (Crosslé 16F) de figurer sur le podium.

 

Course 2 : et de deux pour Belle

Le lendemain après-midi, la leçon a heureusement été retenue. La course 2 s’élance sans le moindre accroc. Au terme du premier tour, Eric Lukes en est le leader surprise devant François Belle, qui réagit aussitôt. S’engage alors une lutte en tête entre lui et Gislain Genecand, pointé au commandement au sixième tour au moment où la voiture de sécurité entre en piste. Décidemment malchanceux, Christian Vaglio-Giors se retire cette fois sur un problème d’allumage.

A la relance, il reste encore cinq tours pour s’expliquer et un ultime duel à livrer en tête pour François Belle et Gislain Genecand. Au-dessus du lot, les deux hommes le prolongent jusqu’à l’arrivée et terminent dans cet ordre avec six petits dixièmes de seconde d’écart.

A bonne distance, Xavier Michel complète le tiercé gagnant en ayant réussi à contenir jusque là les ardeurs d’Eric Lukes. Remonté cinquième, Dino Lunardi peut regretter ce départ légèrement anticipé qui lui a valu d’effectuer un Drive through et de perdre ainsi toute chance de podium.

Nelson et Jean-Jacques Deverly suivent au classement, juste devant Stéphane Brunetti, épargné cette fois par les soucis mécaniques.

En classe A, Eric Lecluse est son logique dauphin, tandis que Michel Dupont et Régis Prévost, parti en fond de grille (14/100ème d’écart sur la ligne d’arrivée), complètent le quatuor gagnant du jour.

 

Le Challenge va maintenant vivre son épilogue sur le circuit du Val de Vienne. François Belle (408 pts) s’y présentera en large leader du Challenge Motul (classe B) devant ses rivaux suisses Gislain Genecand (272 pts) et Alain Girardet (238 pts). L’issue du Challenge s’annonce guère plus indécise dans le Trophée Avon Tyres (classe A), où Eric Lecluse (341 pts) possède lui aussi une belle avance sur son compatriote belge Michel Dupont (263 pts) et Régis Prévost (247 pts).

 

Les PHOTOS : 

 

Ambiance, paddock, pré-grille, pit lane (Michel Naquet)

Essais et courses (Guy Pawlak)

Essais et courses (Michel Naquet)

Podiums (Guy Pawlak)

Podiums ( Michel Naquet)

Les RESULTATS :

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Pour tout savoir sur les résultats de cette manche gersoise du Challenge 2020, cliquez ICI

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